Cet article fait directement suite à la première partie que vous pourrez trouver ici.
Bien naturellement, nous reprendrons là où nous nous étions arrêtés.

I – 13 Turk’s Theme : lien vidéo

La palette de sons utilisée par ce morceau m’a posée quelques soucis.
On trouve dans cette palette des claquements de doigts et des claquements de mains (ou frappements de main). MuseScore ne possède pas le premier dans sa palette de sons disponible avec la soundfont que j’utilise, celle par défaut. Il m’a alors fallut faire une recherche du son le plus proche possible d’un claquement de doigt. Et ce n’était pas une sinécure. Je me suis rabattu sur un son de Maracas, puisque aucune autre percussion à hauteur indéterminée ne m’étais satisfaisante. J’ai longuement hésité avec un son de Wood Block, mais puisque cet instrument est déjà utilisé de façon mélodique, je ne voulais pas qu’il y ait un conflit entre les deux pistes.
L’autre son qui m’a posé problème est la percussion à hauteur indéterminée qui fait la mélodie que j’ai, justement, placé aux Wood Block ici. Je ne suis malheureusement pas certain que cet instrument soit réellement des Wood Block, puisque cette piste était tout simplement absente du fichier MIDI à ma disposition. J’ai donc dû trouver moi même la « mélodie » de cet instrument. La notation proposée ici figure suivante est peut-être maladroite, mais le résultat me semble tout à fait satisfaisant. Compte tenu du fait que je ne sais pas quel instrument le timbre proposé tente d’imiter, et de la façon un peu étrange qu’a MS de gérer la hauteur du son « Wood Block », cette notation n’est, bien entendu, pas à prendre à la lettre et n’est écrite ici que pour correspondre au mieux aux notes entendues dans le morceau original.

Côté batterie, Uematsu nous a de nouveau proposé une section qui demande 3 mains, j’ai donc une fois de plus été obligé de scinder la piste de rythme sur deux batteries. Afin de ne pas avoir une batterie plus lésée que l’autre, j’ai doublé quelques éléments comme la grosse caisse ou certain toms afin que les batteurs fictifs qui jouent ce morceau aient chacun une partie convenable à jouer. Ces doublures sont visibles sur la partition suivante. A noter que, sur la partition présentée, le Hi-Hat n’est joué que par un seul des deux batteurs, les deux parties sont donc bien différentes. Cela créé un duo de batteur assez intéressant.

I – 14 Underneath the rotting pizza : lien vidéo

La partie de percussions à de nouveau été séparée en deux, avec d’un côté, un set de batterie standard : Grosse caisse, Hi-Hat, Caisse claire, et de l’autre, un percussionniste qui joue tantôt du tambourin, tantôt un Rim Shot. La petite pirouette de programmation que j’ai dû utiliser se trouve sur la piste de guitare. Je ne souhaitais pas encombrer la mesure avec un arpège en double-croche écrit, tout en demandant à l’instrumentiste de laisser résonner les notes. J’ai donc préféré opter pour une notation maison qui fonctionne de la façon suivante :
– Pour indiquer que l’accord arpégé doit être tenu sur toute la mesure, j’ai décidé d’afficher les notes en rondes.
– La flèche pointée vers le haut indique, comme de façon conventionnelle, la direction à effectuer pour rendre compte de l’arpège de façon convenable : du grave vers l’aigüe.
– Le symbole de trémolo de double-croche présent au dessus indique que l’instrumentiste doit effectuer l’arpège sur un rythme de doubles croches.

Pour obtenir le résultat sonore souhaité, j’ai procédé ainsi :
– La flèche d’arpège n’agit que sur les 3 premières notes de l’accord (ici, Mi Sol Ré). J’ai baissé la vélocité de toutes les notes sauf de la basse afin que ce soit la seule que nous entendions en début de mesure.
– Le trémolo de double-croche est affecté au Mi supérieur sur une voie différente afin que MS ne joue pas le Mi inférieur (en bleu) en double-croche sur toute la durée de la mesure. Ceci me permet ainsi d’afficher le symbole sans déconvenue sonore. Bien entendu, la vélocité de la note a, elle aussi, été baissée à 0 afin que nous ne l’entendions pas.
– Les autres notes de l’accord en vert ont été affectés à une autre voie, et ont été cachés. Ainsi, ils n’apparaissent pas graphiquement sur la portée, mais sont entendus lors de la lecture du fichier.

Ceci explique pourquoi vous verrez apparaître ces couleurs sur l’accord de la guitare lors du visionnage de la vidéo.

I – 15 Oppressed People : lien vidéo

Rien de particulier à expliquer sur ce morceau. Il contient des pistes ternaires et binaires, j’ai opté pour un rythme droit et non shuffle, puisqu’il m’est plus simple d’écrire un tas de triolet que de demander à MS de rendre droit des rythmes que je lui injecte en étant shuffle.
Le délai à la basse que l’on entend sur le morceau original n’a pas été rendu sur MS puisqu’il ne me semble pas régulier, c’est à dire que la ligne de basse n’a pas été strictement translaté d’un temps précis. Le rendu d’un tel délai aurait été extrêmement difficile à écrire, et le délai général me semble être autour d’une noire, comme indiqué sur la partition. Une fois n’est pas coutume, les triolets superflus ont été masqués afin de ne pas surcharger la partition.

I – Honey Bee Inn Manor : lien vidéo

L’un de mes morceaux préférés de ce disque, certainement très influencé par ce mashup de qualité Honey Bee Inn + Suteki Da Ne que vous pouvez écouter ici sur Soundcloud ou bien encore là sur Spotify.

La voie un peu stridente, ici jouée sur un synthétiseur en dent de scie, a été partagée sur deux portées pour rendre compte de l’utilisation des deux mains. Le synthétiseur en dent de scie a été choisi car c’est le timbre le plus proche du rendu original. Rendu original qui est un mélange entre des sons utilisés par la machine lors du mini-jeu de La Maison du Mog au Gold Saucer (ou en tout cas, un des sons de cette palette-ci) et qui est aussi utilisé, il me semble, lors de certains sorts de soin. Pour un rendu esthétique, j’ai décidé de forcer l’alignement horizontale des hampes des croches.

I – 17 Who Are You ? : lien vidéo

Le morceau le plus court, puisqu’il ne tient que sur une page. Toujours pour les mêmes raisons, le délai n’a pas été rendu. Il suffit de regarder le décalage temporel de chaque délai pour comprendre pourquoi j’ai décidé de ne pas l’intégrer dans le rendu sonore.
J’ai été, en quelque sorte, obligé d’afficher une piste supplémentaire jouant exactement les mêmes notes, celle du Synthétiseur d’effet car sans celle-ci, MS ne voulait pas afficher le texte indiquant le temps nécessaire aux différents délai ainsi que le nom de l’instrument principal de ce morceau : le piano Honky Tonk.

I – 18 Don of the Slums : lien vidéo

Un autre de mes morceaux préférés. C’est également celui qui, selon moi, a le rendu le plus proche du morceau original et ce même avec le soundfount par défaut de MS.
La mesure possédant le fade out a été écrit en 6/4 bien que, structurellement parlant, il aurait peut-être été plus logique d’avoir les métriques suivantes pour les premières mesures : 4/4 puis 2/4 (couper la seconde mesure en 2) et deux mesures en 4/4, avant l’arrivée des violons. Cela aurait permit de regrouper le rythme de 3 croches Ré-Fa#-Ré (exemple pris à la Flûte) dans deux mesures en 4 temps.
Ceci constituera, très certainement, une des corrections que je ferai sur ces documents.

I – 19 Infiltrating Shinra Tower : lien vidéo

Rien à signaler de particulier sur ce morceau.

I – 20 Still More Fighting : lien vidéo

Ah ! Le morceau entendu lors des combats de Boss. Vous êtes en présence du morceau qui m’a causé le plus de soucis. J’ai longtemps hésité à écrire ce morceau sur un 12/8 shuffle pour m’éviter l’édition manuelle de tous les triolets (Dieu qu’il y en a!) de ce morceau, ainsi que pour respecter la structure par 4 de chaque phrase. Mais cela m’aurait obligé à réécrire tous les rythmes du morceau. Dans tous les cas, je me suis rendu compte que les -peu nombreux- rythmes binaires de ce morceaux, écrits en 12/8 shuffle, étaient très difficilement lisibles. J’ai donc décidé de laisser le 4/4 ternaire comme il était, quitte à surcharger la partition en triolet. Cela m’a évité bien des déboires (et moulte nuit blanches !).

Veuillez également accepter mes excuses sur le rendu sonore de la batterie et de certaines mesures de basse. Il semble que MS ait généré un léger décalage temporel avec en cause le glissando à l’orgue présent en début de morceau, ce qui force le logiciel à tenter de se recaler à chaque mesure lorsque les triolets de croches au Charleston apparaissent. Cela nuit gravement à la qualité de l’écoute, et je n’ai pour l’instant, pas trouvé de solution pour éviter ce désagrément (à part écrire note à note le glissando…).

I – 21 Red XIII’s Theme : lien vidéo

Rien à signaler de particulier sur ce morceau.

I – 22 Crazy Motorcycle : lien vidéo

Le morceau le plus fun de ce disque. Je n’ai malheuresement rien à dire à son sujet, les rythmes sont très basiques et je n’ai eu aucun problème à l’éditer. Il semble cependant que les deux parties au Synthétiseur d’onde sinusoïdales à partir de la mesure 53 demandent à croiser les mains de façon peu conventionnelle, mais je n’ai pas trouvé de meilleur notation.

I – 23 Holding my Thoughts in my Heart : lien vidéo

Nous terminons ce diptyque sur l’édition des partitions complète du premier disque de l’OST de Final Fantasy VII de façon un peu décevante, mais ce morceau ne m’a posé aucun problème. Je vous laisse cependant apprécier la douceur de cette pièce.

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